Afrique: 5 villes du Mali à visiter absolument!

  • Par Yaya konaté
  • 05 Janv. 2020
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Loin des clichés de la guerre qui a dépeint sur presque tout, le Mali reste l’une des meilleures options pour qui découvre l’Afrique.


En effet, voici un pays doté d’une richesse culturelle exceptionnelle. Plusieurs de ses villes justifient ce statut et font du Mali l’une des destinations les plus enrichissantes et inespérées. Suivez nous…

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1-Bamako, le marigot du crocodile

Nichée sur la rive nord du fleuve Niger, dans le sud-ouest du Mali, Bamako est une ville pleine de vie, parsemée de marchés et de mosquées, avec des airs de village. Bamako fut fondée au XVI siècle. En langue bambara, Bamako signifie « marigot du crocodile ». Bamako fait certainement partie des incontournables au Mali. Elle se pare d’un charme particulier avec ses quartiers embellis par des habitations traditionnelles. Le centre-ville de Bamako abrite plusieurs attractions touristiques incontournables à découvrir, si vous aimez les visites culturelles : le Musée National du Mali, la Grande Mosquée de Bamako, son Institut National des Arts, la Maison des Artisans, la Mosquée de Hamdalaye, la Cathédrale du Sacré-Cœur-de-Jésus de Bamako et le Monument de l’Indépendance. Rendez-vous au Point G, sur le sommet de la Colline du pouvoir, pour bénéficier d’une vue imprenable sur la ville. De là, vous apercevrez le fleuve Niger que vous pourrez traverser plus tard en pirogue. L’expérience se révélera fascinante ! Ne résistez donc pas à la tentation de visiter l'une des plus belles capitales africaines. Mais avant de partir, vous siroterez bien un verre de thé malien : le symbole de l'hospitalité des Bamakois.

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2-Tombouctou, une ville au patrimoine exceptionnel

Surnommée « la Ville aux 333 saints » ou « la Perle du Désert », l'ancienne capitale est célèbre pour ses monuments à l'architecture originale. Essentiellement des mosquées et des mausolées qui entretiennent le souvenir d’hommes pieux. Pas de marbre ou de pierre dans les rues. Tombouctou est une cité de terre crue. Elle est bâtie selon la technique de l'adobe (ou banco) qui emploie des briques de terre moulée et séchée, ensuite disposées autour de poutres en palmier constituant l'ossature. Cité historique de renommée mondiale, classée par l'UNESCO à plusieurs titres au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1988, la ville abrite des monuments comme la mosquée de Djinguereber (ou Djingareyber), construite en 1325 par Abu Ishaq es-Sahéli, architecte

originaire de Grenade ; la mosquée de Sankoré, construite selon la volonté d'une femme au XVe siècle, elle fut un important centre universitaire (madrasah) ; la mosquée de Sidi Yaya, édifiée dans l'attente d'un saint en 1400 qui se présenta finalement 40 ans après sous les traits de Sidi Yaya ; les manuscrits, plus de 100 000 manuscrits, dont certains du XIIe siècle, sont conservés à Tombouctou dans le Centre de documentation et de recherche Ahmed-Baba, fondé en 1970, mais surtout au sein même des familles, etc.

3-Djenné, la ville en banco

Ce n’est pas pour rien que la belle cité est considérée comme la plus belle ville du pays. À la fois ville et commune, Djenné est l’un des panoramas qui assure au Mali son rayonnement. Construite sur une île, dans un style typiquement soudanais, elle affiche un décor singulier qui ne vous laissera nullement indifférent. Par une passionnante promenade, venez à elle et délectez-vous de son architecture en banco qui lui a valu une place sur la liste du patrimoine de l’UNESCO. Vous pourrez visiter sa grande mosquée, son marché, le puits de Nana Wangara et bien d’autres sites intéressants. Tentez donc l’aventure !

4-Ségou, la cité des balanzans

  

Située sur la rive droite du fleuve Niger, Ségou est située à 240 km de la capitale Bamako. Elle est surnommée la cité des balanzans, nom d’un arbre poussant en abondance dans et autour de la ville (acacia albida). Les premiers habitants sont des Bozo, une ethnie pratiquant la pêche. Sont ensuite arrivés des Soninké, des Malinké puis les Bambara au XVIe siècle.

Elle vous surprendra agréablement par l’élégance de son architecture coloniale. Son aspect propre, de même que ses diverses curiosités telles que le puits sacré de Karantéla, le festival des masques et marionnettes de Markala, la mosquée de Dougouba ou encore Koro font de la ville une destination incontournable du nord du pays. À découvrir absolument !

5-Bandiagara, la grande calebasse

La ville de Bandiagara aurait été fondée en 1770 par Nangabanu Tembély, un chasseur Dogon. Elle devient à la fin du XIXe siècle la capitale de l'Empire Toucouleur. L'étymologie du nom de Bandiagara viendrait de Bania signifiant « calebasse » et Gara signifiant « grande » en langue dogon ; la traduction en français donne : la grande calebasse”

À Bandiagara, vous pourrez voir “falaises”, s'étirant du sud au nord-est sur une distance de 200 km. Il est facile d’apercevoir les constructions impressionnantes et inaccessibles au dessus des villages Dogon. En plus de ses paysages exceptionnels de falaises et de plateau gréseux intégrant de très belles architectures (habitations, greniers, autels, sanctuaires et toguna - abris des hommes), les Dogons de la région de Bandiagara possèdent des traditions sociales prestigieuses encore vivantes (masques, fêtes rituelles et populaires, cultes périodiquement rendus aux ancêtres à travers plusieurs cérémonies). Par ses caractéristiques géologiques, archéologiques et ethnologiques et ses paysages, le plateau de Bandiagara est l'un des sites les plus imposants d'Afrique de l'Ouest.

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