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L’unesco vient de prendre une décision historique pour la culture ivoirienne

Après la ville historique de Grand-Bassam, inscrite au patrimoine matériel de l’UNESCO en 2012 et le xylophone Sénoufo (Balafon ou Djéguélé) en 2013, honneur est rendu à la Côte d’Ivoire à cette fin d’année 2017, à travers l’inscription du Zaouli au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie s'est réjoui il y a deux semaines de la suite favorable donnée à sa demande formulée depuis 2015 pour que le Zaouli soit reconnu patrimoine culturel immatériel (Pci) de l’UNESCO. En effet, pour qu’il en soit un héritage commun à l’humanité, le patrimoine mondial de l’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) rassemble et protège un ensemble de bien matériel ou immatériel qui présente un intérêt exceptionnel. 

Le Zaouli qui vient ainsi d’être promu a été inspiré par les masques « Blou et Djela ». Danse exécutée au pays Gouro lors des retrouvailles de réjouissance et funéraires, le Zaouli est l’assemblage de la sculpture, la musique, le tissage et la danse. C’est tout cet ensemble qui compose le Zaouli. Le masque, sculpté se caractérise par la beauté féminine, la danse s’exécutant avec finesse, la musique au son de l’harmonica.   

Le Zaouli n’est rattaché à aucun rite mystique. Pour la petite histoire, le Zaouli est né dans les communautés d’ethnie Gouro autour des années 1950.

La légende raconte qu’un homme originaire de Zrabri Sehifla découvre lors d’un voyage dans un village voisin, la danse Boulou qu’il exporta chez lui, mais en lui donnant des traits spécifiques à lui. Associant les pas de danse au masque déjà existant chez eux, le Djela, il crée le Zaouli qui serait la fille de Djela.

De Kouassi

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