MICHEL GNABLE, DG ANOUMABO.COM : « L’ECHEC, C’EST LA CLE DE LA PORTE DU SUCCES »

  • Par Akina De Kouassi
  • 27 Mai 2021
  • 757 vues

Chef d’entreprise de média et promoteur culturel, Michel Gnablé, Directeur Général d’Anoumabo.com, est un modèle de réussite.


Son média, Anoumabo.com qui est présent sur plusieurs évènements culturels en Côte d’Ivoire et dans la sous-région a fait de lui une personnalité influente. Dans le présent entretien, le patron d’Anoumabo.com nous conte ses débuts dans le milieu de l’entrepreneuriat.

 

Présentez-vous aux internautes de Djasso.com…

Je suis Gnablé Agbedjin Michel. Je suis le fondateur et Directeur Général d’Anoumabo.com, un média en ligne dédié aux informations people et culturelles. Anoumabo.com existe depuis 2014. Mais déjà en 2012, nous existions, mais pas sur le nom Anoumabo.com. Nous étions en 2012 une Organisation Non Gouvernementale. Après mes études en informatique, j’ai décidé de mettre en place cette organisation pour occuper sainement les jeunes à l’utilisation de l’outil informatique. A l’époque, le phénomène de cybercriminalité qu’on appelle « broutage » battait son plein. Et la commune de Marcory à laquelle Anoumabo appartient, était l’épicentre de cette pratique criminelle. Déjà à cette époque on a compris que l’avenir appartenait aux NTIC, mais il fallait utiliser ces NTIC à bon escient. Voici comment j’ai créé l’ONG CIA, Cellule d’Informatique d’Anoumabo.

Cette plateforme était aussi présente dans les évènements culturels d’Anoumabo et même au-delà d’Anoumabo. Nous couvrions le Femua et plusieurs autres activités à Abidjan.

En 2014, nous avions été interpelé par le commissaire général du Femua, A’salfo, il nous encourageait et en même temps, a attiré notre attention sur le nom de notre organisation CIA. Il a estimé que le nom CIA était déjà une marque déposée en Amérique et partout dans le monde. Pour se démarquer, il fallait trouver un autre nom. C’est ainsi qu’après plusieurs proposition de noms, nous avions choisi le nom Anoumabo.com qui est, il faut le dire, le nom suggéré par A’salfo.

Et avec le nom Anoumabo.com, nous sommes passés d’une organisation non gouvernementale à une entreprise de média. Nous avions pour cela, établi tous les documents tels que prévu par la loi.

En 2014, la presse papier commençait à dégringoler, les réseaux sociaux commençaient à prendre leur essor. Donc l’outil que nous avons a beaucoup servi dans la communication sur les activités culturelles du pays. On était sollicité quasiment sur toutes les activités du pays et même hors du pays. Nous sommes allés dans la sous-région, en Guinée, au Burkina Faso, au Togo, au Benin, etc.  Ce qui a bâti notre renommée un peu partout. Voici comment l’aventure a commencé jusqu’à ce jour.

Quel rapport avez-vous, dans cette entreprise, avec A’salfo, puisque bien des fois, nous entendons dire que Anoumabo.com est la propriété d’A’salfo que vous gérez ?

Entre A’salfo et moi, c’est une affaire de grand-frère et petit frère. Nous avons de très beaux rapports. C’est un conseiller. La preuve, après la première édition de mon activité « Abidjan music fitness », il m’a reçu et m’a prodigué des conseils.  

Sur « Anoumabo on est class », j’ai bénéficié de son appui. C’est un grand frère, c’est un mentor que je ne cesserai jamais de remercier pour sa disponibilité pour moi.

Je reformule ma question. Quel rôle joue A’salfo au sein d’Anoumabo.com, est-il fondateur ou cofondateur ?

C’est un grand frère d’Anoumabo. Et comme tout bon grand frère, il nous donne des coups de main. Sinon la structure Anoumabo.com est pleinement constituée avec une équipe, avec son enregistrement au CEPICI. C’est une entreprise comme toute autre. Si vous voulez savoir quel poste occupe A’salfo, je vous dis que c’est un grand frère.

Est-il fondateur ou cofondateur d’Anoumabo.com?

Je vais être clair une bonne fois pour toute, A’salfo n’est ni fondateur, ni cofondateur d’Anoumabo.com.

Que serait votre réaction si A’salfo venait à vous proposer l’achat d’Anoumabo.com et à quel prix si possible ?

C’est comme toute affaire, vous avez une entreprise, si vous estimez qu’il est temps pour vous de la liquider, alors tout librement vous la liquidez. Pour l’instant je ne suis pas à cette étape, que ce soit avec A’salfo ou autre personne.  C’est vrai, dans le temps nous avions eu des propositions de collaboration, comme associés avec plusieurs personnes, mais nous n’avions pas trouvé l’accord qu’il fallait.

Parmi ces personnes se trouve A’salfo ?

Oui, tout le monde le sait, on a essayé une collaboration. Mais une collaboration peut marcher comme ne pas marcher. Notre collaboration n’a pas marché mais ça n’a pas créé de griefs entre nous. Mais les échanges ont toujours lieu.

Quelles étaient les clauses de cette collaboration et qu’est-ce  qui n’a pas marché ?

Il s’agit d’une collaboration qui n’a pas encore abouti, nous sommes toujours en pourparlers. Mais ce n’est pas le lieu de dévoiler le contenu de notre collaboration.

Vous êtes, en plus de Directeur Général du média Anoumabo.com, un promoteur d’évènements culturels et sportifs comme « Anoumabo on est class » et « Abidjan Music Fitness ». Quel est le chapeau qui vous sied le mieux ?

Je suis avant tout homme de média, c’est ce qui m’a révélé.

Vous vous êtes converti en promoteur d’évènements parce que le média ne nourrit pas son homme ?

Depuis 2016 on a commencé à faire les voyages partout dans le pays et même au-delà pour la couverture médiatique des évènements culturels. C’est ce qui nous a donné le goût de l’organisation des évènements. L’expérience acquise.

L’entrepreneuriat a ses réalités avec les soubresauts. Vous avez sûrement rencontré des difficultés. Quelles ont été ces difficultés et quelle stratégie avez-vous développée pour remonter la pente ?

On a rencontré tellement de difficultés que je ne sais par quoi commencer.  D’abord il faut savoir que nous sommes l’une des structures qui a commencé avec un siège. Qui parle de siège parle de charge : le local qu’il faut payer chaque fin de mois, l’électricité, la connexion internet, etc. Par moment, on n’arrivait pas à joindre les deux bouts. Plusieurs fois, le loyer a connu des arriérés de deux ou même trois mois. Nous sommes toujours dans cette aventure, c’est vrai les problèmes ont changé. Quand tu grandis, tes problèmes aussi grandissent.

Un mot à adresser à la jeunesse qui veut entreprendre ?
Il faut avoir une connaissance dans le domaine d’activité où on veut entreprendre. D’où la nécessité de se faire former. Et les difficultés ne doivent pas être des raisons pour abandonner le projet. Parce que, quel que soit les moyens que vous aurez, les difficultés ne vous lâcheront pas. C’est l’amas de l’expérience acquise dans ces difficultés qui sera la clé de votre succès.


Propos recueillis par Eri, correspondance particulière.

Articles connexes