3EME EDITION DU SGCA: UNE MOSAÏQUE D’ARTISTES EN ATTRACTION A LA MAISON SOPI.

  • Par Akina De Kouassi
  • 10 Juil. 2021
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« Éclat de couleurs », est la thématique autour de laquelle une soixantaine d'artistes plasticiens ont exposé à la maison Sopi sise à Cocody-Mermoz dans le cadre de la 3ème édition du Salon des Grandes Cimaises d’Abidjan (SGCA).


Le top départ de l’exposition a été donné le samedi 26 juin dernier devant un public nombreux qui a bravé la pluie à l’occasion.

Henri Nkoumo, représentant la Ministre de la Culture et de l’Industrie des Arts et du Spectacle a saisi l’aubaine pour féliciter les initiateurs du salon et les artistes. Il leur a transmis les encouragements de la tutelle qui soutient ces genres d'initiatives, à l'en croire. Pour lui, la conquête d’espaces pour des expositions doit être un challenge pour les artistes s’ils veulent donner plus de visibilité à leurs œuvres. Il a également apprécié le fait que presque toutes les générations d’artistes se retrouvent dans le même espace. « Il appartient au public de décider des artistes qui ont du mérite », a-t-il précisé.

En guise de remerciements, les organisateurs lui ont remis un portrait fait de perles signé par l’artiste Christ' L, à transmettre à Madame la Ministre.

L'artiste Aké, initiateur du Salon et principal organisateur de l’événement, a salué la présence du représentant de la Ministre et a insisté pour que ces genres d’activités fassent l’objet d’une attention particulière de la part de la tutelle. Il a saisi l’occasion pour célébrer Mme Yatté à travers un diplôme d’honneur pour sa participation assidue et remarquable au SGCA depuis la première édition jusqu'à maintenant. Elle a eu droit aux ovations du public.

Le vernissage a donné l’occasion au public de découvrir les talents artistiques exposés dans les différents compartiments de la Maison Sopi. Les toiles de l’artiste Ozoua, adepte du pointillisme, se démarquaient par l’harmonie des formes et des couleurs. Tableaux qui forçant le regard du visiteur qui en quête d’africanité pouvait se plonger dans les œuvres de Djeka dont le point d’ancrage demeure la cosmogonie africaine. Une façon à lui de valoriser le patrimoine ésotérique africain. L'art naïf a été aussi convoqué à cette exposition à travers des nombreux tableaux qui évoquent des scènes de vie dont ceux de l’artiste Aïcha Kara, venue de la capitale politique, Yamoussoukro. Des tranches de vie qu'elle décrit dans un style qui convoque la sobriété chromatique. Les sculptures de l’artiste Mamadou Ballo n'ont pas laissé le public indifférent. Tantôt de grandes formes, tantôt de moins grandes, ces personnages que l'artiste assimile à dame nature n'ont cessé d’attirer la curiosité des visiteurs. Avec l’artiste Doudou B, on découvre des portraits d’enfants baignant dans la joie et la gaieté. A travers une palette de couleurs chatoyantes, ces personnages avaient de la vie et de la présence sur les toiles. Autant dire que ces artistes ont illuminé de leurs talents les cimaises de la maison-hôte dont le responsable Stéphane a souhaité renouveler la collaboration avec les organisateurs. Les céramistes, les photographes, les graveurs, les designers, les tapissiers, les sculpteurs, les peintres étaient à l’honneur.

En lever de rideau, faut-il le signaler, les artistes ont eu droit à une série de formations relatives à leurs divers droits, à travers une présentation sur la Caisse de Prévoyance Sociale, le Bureau ivoirien des droits d’auteurs (Burida) et les droits de suite.

Loukou Alex Raymond, correspondance particulière

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